The Winner’s Curse T3 de Marie Rutkoski

Note : 4 sur 5.

MENTION COUP DE ♡


Écrit par Marie Rutkoski et publié chez les éditions Lumen ( 2018 ).

Genre : young adult, fantasy, romance.

Découvrez mon avis sur
le premier tome et le second tome !



La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire.

C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée.

Plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ?

Le souvenir n’était-il pas, d’une certaine façon, toujours associé à un manque ?


UNE CONCLUSION AU CENTRE DU CHAOS

Une page se tourne et une autre finira par se rouvrir. Pourtant, The Winner’s Curse risque de ne pas sortir de ma tête de si tôt, surtout avec un dernier tome qui a su combler mes espérances. En effet, si The Kiss partage vraiment selon les attentes, il n’en reste pas moins le tome qui m’a le plus séduite malgré un rythme que certains trouveront lent.

La fin de The Crime m’avait laissée sans voix face à la trahison du père de Kestrel qui l’abandonnait et laissait ainsi le destin de sa fille entre les mains de l’empereur. Envoyée dans la toundra, un camp de travail forcé dans lesquels les prisonniers sont drogués pour être bien plus facilement exploités, Kestrel ne pourra même pas compter sur elle-même. Inconscient de la situation dans laquelle la jeune femme se retrouve mais également des sentiments qu’elle lui a toujours porté, Arin pense avoir tourné la page. Il tente d’oublier son chagrin en se focalisant sur différentes stratégies militaires avec comme objectif l’indépendance de son pays. 

The Kiss est un dernier tome qui en a rendu sceptique plus d’un mais qui m’a pourtant énormément touchée. Alors qu’une première partie se focalise sur la relation entre nos deux protagonistes, une seconde met en scène la bataille entre Herranis et Valoriens, un découpage qui m’a fait pas mal d’effet. Les deux s’enchainent de manière très naturelle et on a finalement peu de temps mort du point de vue de l’intrigue. Cependant, je dois bien admettre avoir été face à un rythme parfois irrégulier, me faisant reposer le bouquin plusieurs fois. Contrairement au premier tome rempli d’action et de rebondissements, The Kiss se fait bien plus calme sans pour autant perdre de sa saveur. D’un point de vue purement personnel, j’ai vraiment adoré la façon dont les choses se sont déroulées. J’ai trouvé très intense le moment que Kestrel passe en prison qui finalement s’avère être au coeur de tout le reste de l’intrigue. Sa perte de mémoire est bien amenée, que ce soit au niveau du « pourquoi » mais également sur ce que cela va provoquer en elle et chez Arin. On voit bien que Marie Rutkoski choisit de centrer ce dernier tome sur les personnages et les épreuves qu’il leur reste à parcourir. De plus, j’ai encore une fois apprécié le fait que malgré un récit à la troisième personne, cette dernière soit parvenue à mêler les points de vue de Kestrel et d’Arin d’une manière plutôt intense. Elle réussit vraiment à nous plonger au coeur des événements d’une manière pourtant différente. 

La romance s’avère être bien plus omniprésente que dans le premier tome qui nous présentait la naissance de la relation entre Arin et Kestrel, et du second tome également, qui mettait nos deux héros dans une situation où tout les opposait. Cette fois-ci, tout est bien plus fort et déchirant. Ils doivent de nouveau apprendre à connaitre l’autre, à se faire confiance malgré les circonstances. Ils grandissent et murissent dans leur relation, chose que je n’avais pas réellement constaté lors du précédent tome qui était rempli de quiproquos. Beaucoup d’aspects de leur relation étaient encore inaboutis et le poids de leurs mensonges était à l’époque trop lourd. Pourtant, ce tome parvient à prouver leur lien indéfectible, dans un processus peut-être un peu trop long je l’admets. 

Comme évoqué plus tôt, les personnages sont bien plus clairs dans leur manière d’agir. Kestrel se reconstruit du mieux qu’elle le puisse après des événements qui la marqueront sûrement toute sa vie. Malgré un esprit combattif et imprévisible qui ne l’a pas quittée, on la redécouvre dans sa détresse qui l’ouvre sans qu’elle en ait réellement conscience aux autres. J’ai également redécouvert le personnage d’Arin, qui bien que fidèle à lui-même, se dévoile toujours plus dans ce tome. Au même titre que Kestrel, il est au centre de toute l’action ce qui permet de mettre en valeur ses failles qui le rendent plus humain que jamais. On a cette fois-ci avec ces deux-là un côté bien plus introspectif qui pourrait vous peser, pourtant c’est un côté que j’ai apprécié découvrir. Il met en valeur le coeur-même des personnages et prouve leur importance dans ce récit en tant que créateur d’émotions. De plus, on en apprend toujours plus sur le peuple Dacran qui tout comme les Herranis lutte contre les Valoriens qui ont trop longtemps imposé leurs lois. Le personnage de Roshar, prince Dacran que l’on découvrait dans le précédent tome, prend donc toujours plus d’importance et bien que les doutes subsistent encore à son sujet sur le champ de bataille, ces interactions avec le duo principal m’ont énormément plu. 

Comme vous vous en doutez, The Kiss clôture bien une saga qui a su entrer dans mon coeur. Malgré une fin qui n’a pas été aussi grandiose que dans mon esprit, les événements de ce tome ont su me conquérir tout comme les personnages d’Arin et de Kestrel qui forment décidément un très beau duo.

Note : 4 sur 5.

4 réflexions sur “The Winner’s Curse T3 de Marie Rutkoski

  1. Effectivement nous avons des goûts assez similaires car j’ai aussi adoré cette saga et ne m’en veux pas si je fais gonfler ta PAL mais il faut absolument que tu te lances dans La couleur du mensonge d’Erin Beaty, publiée chez Lumen.
    Je trouve qu’elle est encore plus palpitante à lire et les personnages sont superbement travaillés.

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    • Figure toi que j’ai découvert La couleur du mensonge il y a quelques mois et même si j’ai bien aimé ma lecture, je ne pense pas continuer avec la suite que j’ai peur de trouver répétitive par rapport au premier tome qui je trouve se suffit à lui-même.

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      • Alors là non, je peux pas te laisser dire ça. Si tu as aimé ce premier tome tu n’en apprécieras que la suite crois-moi. Après je ne suis pas objectif. Cela dit, peut-être ai-je préféré cette saga a l’autre car je l’ai découverte en première ?

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      • C’est fort possible car pour moi La couleur du mensonge ne rivalise clairement pas avec The Winner’s Curse aha. Mais je t’accordes que les deux se rejoignent un peu ce qui explique peut-être pourquoi celui que l’on a lu en second nous a sans doute moins étonnés.

        Aimé par 1 personne

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