The Remnant Chronicles T1 de Mary E. Pearson

Note : 2 sur 5.

ABANDON

Écrit par Mary E. Pearson et publié chez les éditions La Martinière ( 2021 ).

Genre : fantasy, romance.

Le Royaume de Morrighan baigne dans la tradition et le passé d’un monde révolu. Mais il y a certaines traditions que Lia ne peut tolérer, comme devoir épouser quelqu’un qu’elle n’a jamais rencontré pour sécuriser une alliance politique. Fatiguée et prête pour une nouvelle vie, Lia s’enfuit dans un village lointain le jour de son mariage. Elle s’installe et se fond parmi les gens du peuple et est intriguée lorsque deux beaux et mystérieux étrangers débarquent – et inconscience du fait que l’un soit le prince rejeté et l’autre un assassin envoyé pour la tuer. Les déceptions s’enchaînent et Lia se retrouve sur le point de percer à jour de dangereux secrets – qui pourrait bien déchirer son monde – alors qu’elle découvre l’amour.

Today was the day a thousand dreams would die, and a single dream would be born.


THE READING OF DECEPTION

Encore un livre que j’attendais avec énormément d’impatience mais qui avait beaucoup de chance de ne pas me plaire totalement, le fait étant que la précédente saga de l’auteure publiée en France n’a pas fait l’unanimité chez moi. Celle-ci se révélait de plus assez récente contrairement à The Remnant Chronicles qui s’inscrit à peu de choses près dans la même période que Divergente, Le Labyrinthe ou encore Hunger Games.

La mention abandon ne vous trompera pas : j’ai trouvé cette première moitié d’un ennui cruel et l’effet n’a été que dédoublé lorsque j’ai finis par me mettre à la recherche d’un résumé détaillé afin de m’épargner une suite pouvant faire toujours plus traîner ma lecture. Le postulat de base n’était déjà pas très glorieux avec une princesse fuyant un mariage forcé dans un village un peu paumé, où des personnes bien précises semblent êtres des élus qui, eux, parviennent à la retrouver et reconnaître.. contrairement à des dizaines et des dizaines d’autres personnes – tout ça pour dire que la crédibilité est minime à certains moments. Mais j’avais à peu près conscience de tout ça. Car ce qui m’a appâté est bien le système de narration un poil particulier. L’alternance des points de vue m’a effectivement beaucoup charmée, avec Lia qui reste au centre mais également les deux personnages masculins que l’on découvre sous divers angles et identité. Je ne dirais pas que cela amène de nombreux indices sur qui est qui – en même temps pas vraiment besoin de ça – mais cela apporte un peu de singularité au tout.

Je vais éviter de parler du worldbuilding qui m’a semblé pour le moment inexistant mais se révèle peut-être plus par la suite. Je pense être plus légitime concernant le scénario ou les personnages que je pense avoir pas mal cernés. Les éléments semblent s’enchaîner sans émotions, comme des étapes qui se succèdent telles que prévues et uniquement comme prévues. On a l’impression d’un fil qui est couru d’avance alors que ce qui fait généralement le charme d’une lecture, c’est justement l’impression que ce n’est pas le cas. Tout semble trop mécanique alors que l’on nous vend de l’imprévisible. J’ai d’ailleurs trouvé certains commentaires hilarants sur Goodreads qui résumaient le bouquin en quelques phrases ou dialogues mettant en évidence ses nombreuses facilités.

Pas de surprise donc de ce côté-là et les personnages ne rattrapent en rien la chose à mes yeux. Lia se croit au pays des bisounours – littéralement – et l’auteure semble l’enfoncer dans son délire en éloignant tous les dangers liés à sa condition. Tout le monde était sensé vouloir la tuer non ? C’est pas comme si elle se terrait dans un château fort. Les deux personnages masculins ne sont pas mieux dans la mesure où le prince accepte le mariage car son père lui accorde de prendre une maîtresse alors que l’assassin accepte de tuer Lia juste parce que… ah bah j’en étais pas arrivée là mais vu le résumé spoilant lu c’était pas non plus très glorieux. J’ai été encore plus frustrée de constater avoir deviné dès leur première apparition qui était qui.. Dommage que le style général n’ait pas su rattraper l’énorme déception des personnages. J’aurais sans doute bien plus aimé il y a un temps mais là ça me semble trop superficiel pour le moment. Je vais encore enfoncer la chose – désolé gentil petit livre – mais la romance est trop instantanée et sans saveur alors qu’elle aurait pu grandement améliorer ma perception de ce livre – ce qui explique d’ailleurs en grande partie pourquoi je n’ai pas aimé. Ça ne donne AUCUNE crédibilité au récit, surtout lorsque l’on constate les pensées d’un assassin qui a tout de l’amoureux transi partagé entre pleins de trucs mais qui ne semble en aucun cas être un assassin.

Je n’avais donc pas particulièrement accroché à la saga de l’auteure précédemment éditée en France mais je concevais alors que c’était purement personnel même si certains points m’avaient grandement déplus. Ici, je n’arrive pas vraiment à percevoir l’intérêt de poursuivre et m’engluer dans une saga déjà courue d’avance dès les premiers chapitres. Dommage puisque les premières pages sont fortement accrocheuses en comparaison au reste et mine de rien, le livre n’est pas vraiment court.

Note : 2 sur 5.

L’As de Coeur de Morgane Moncomble

Note : 4 sur 5.

Écrit par Morgane Moncomble et publié chez les éditions Hugo Roman ( 2021 ).

Genre : new adult, romance.

S’il y a bien une chose que Rose et Levi ont en commun, autre qu’un passé sombre, c’est le poker. Elle est née avec un don ; il a passé sa vie à dépouiller les casinos du monde entier. Arrivé à son apogée, un seul obstacle se dresse devant lui : Tito Ferragni, sa némésis de toujours. Si son honneur lui a jusqu’ici évité de révéler au public les nombreuses tricheries de Tito, Levi refuse de se laisser faire.

Cette année, un seul homme remportera le Tournoi Mondial de Poker, et ce sera lui. Pour cela, il fait appel à Rose, un détecteur de mensonges sur pattes en recherche d’argent facile. Mais si Levi refuse de se laisser distraire par l’attirance qu’il ressent envers elle, Rose compte bien lui rendre la tâche difficile.

— Mais jouer avec le diable, c’est ma passion, maman. Je lui ai donné mon âme il y a bien longtemps.


JOKER

Avec un tel rythme de parution, les romans de Morgane Moncomble accompagnent définitivement mon année et c’est avec un réel plaisir ! À peine ressortie de ma lecture d’En Équilibre et de quelques mois de repos niveau lecture que me voici repartie pour une nouvelle aventure plus épicée mais toute aussi mature.

J’apprécie toujours énormément l’effort mis dans le processus d’écriture, notamment concernant les sujets traités. Cela se ressent d’autant plus dans les deux derniers romans de l’auteure dans lesquels elle offre un environnement particulier, ici avec les casinos et tables de Poker. Levi et Rose se retrouvent effectivement à collaborer au cours d’un tournoi mondial et j’ai moi-même fini par me prendre au jeu. Il faut dire qu’entre des personnages bien sympathiques et la sensation de connaître leur « domaine » – alors que je n’ai toujours pas compris les règles du poker oups -, d’appartenir à cet univers pourtant peu familier, je ne pouvais que passer un bon moment.

Le duo principal fonctionne donc très bien. On ressent encore et toujours le développement des personnages en tant que priorité chez l’auteure, que ce soit concernant leur caractère mais surtout leur passé et traumatisme respectif. Cela permet d’explorer des aspects intéressants, ici concernant la vengeance, l’addiction mais également une particularité chez Levi qui m’a bien intriguée. La tension entre lui et Rose est instantanée mais en même temps tout ne part pas au quart de tour et leur relation se voit construite tout au long du roman ce qui était vraiment appréciable. De plus, de possibles quiproquo ne prennent pas des chapitres à se résoudre. Les retournements de situation étaient d’ailleurs plutôt chouettes malgré des schémas classiques mais non moins appréciables, le bouchon n’étant jamais poussé trop loin.

Pas de surprise de mon côté avec ce nouveau roman que je comptais définitivement aimer. Encore une fois, j’ai hâte de découvrir ce que Morgane Moncomble nous proposera par la suite et cela pendant plusieurs année je l’espère !

Note : 4 sur 5.

Lune Ardente T1 de Morgane Rugraff

Note : 4 sur 5.

Écrit par Morgane Rugraff et publié chez les éditions Plume Blanche ( 2020 ).

Genre : fantasy.

Depuis la nuit des temps, les Sombre-Lune et les Sang-de-Soleil sont des peuples ennemis. Les premiers, adulateurs de la Lune, vivent en Tsagaan, pays de glace et de neiges éternelles. Les seconds, adorateurs du Soleil, règnent en Ulaan, royaume de sable et de luxure.

Sur le point de perdre la guerre, Sioban Calypsa, princesse Tsagaan, pactise avec le roi Callaghan Huxley, son ennemi. Elle épousera son fils ainé, renoncera à son héritage de la Lune et deviendra une princesse bâtarde en embrassant la nation du Soleil pour protéger les siens. Si la haine des princes héritiers à l’égard des Sombre-Lune, ne souffre d’aucune limite, le Soleil semble pourtant perdre de son influence sur ses enfants…

Hurle, princesse de la nuit.


ÉCLIPSE

Je désespérais de ne plus être totalement embarquée par un livre ces derniers temps et Lune Ardente m’a enfin apporté la petite sensation d’adrénaline qui fait du bien et opère généralement lorsque l’on plonge tête la première dans une histoire. À vrai dire, j’ai été happée dès les premières pages qui nous embarquent en pleine bataille et dévoile dès le début une héroïne forte et déterminée comme on aimerait en retrouver plus souvent. Comme quoi de la fantasy plus adulte – ici il semblerait qu’il soit même question de dark fantasy – ne fait pas de mal !

Comme je le disais donc, les premières scènes mettent directement dans l’ambiance avec une exposition directe du contexte, à savoir un combat faisant rage entre les clan des adorateurs la Lune et du Soleil. C’est très prenant et engageant pour la suite, soulignant ainsi directement les particularités de chaque peuple aux montures bien particulières. J’ai été plus que ravie de découvrir enfin ce livre qui se rapproche de l’idée que je me fais de la fantasy, avec beaucoup d’imagination donc, cela même si l’histoire se révèle en réalité classique et que l’on reste dans quelque chose de très manichéen, des personnages à la représentation des deux mondes. L’univers m’a bien fait accrocher en tout cas même s’il finit bien par se retrouver masqué par l’histoire – c*’est généralement le cas*. Ce n’est pas un reproche en tant que tel mais force est de constater que diminuer certains aspects de l’histoire, la romance par exemple, aurait permis un peu plus de développement de ce côté-là. Mais la faute vient en réalité plus du cadre développé, à savoir le palais royal des Sang-de-Soleil dans lequel Sioban va courageusement se marier.

C’est d’ailleurs là que les ennuis commencent, dans tous les sens du terme. Il est effectivement important de prendre en compte le fait que ce roman possède plusieurs scènes violentes, en partie liées à la guerre et au mariage forcé de l’héroïne. On découvre ainsi des personnages tous aussi pourris les uns que les autres, à commencer par le roi qui semble diriger d’une main de maître ses fils et sujets, menant ainsi à bien ses plans. Pourtant, ce personnage est loin d’être aussi complexe et intéressant que ses manoeuvres l’entendraient. Il en va de même pour le prince Logan qui, malgré les airs gentillets que l’auteure lui donne, est une véritable pourriture doublé de misogynie et de sexisme. Il est tout particulièrement égoïste voire sans coeur – merci papa – et apparaissait pourtant bon dans les premières scènes. À côté d’eux, Sioban apparaît comme une jolie fleur à protéger et c’est même ce qu’elle finir par devenir. Alors que l’on rencontre une jeune femme fière de sa patrie qu’elle défend corps et âme, sa superbe et son mordant finissent au fil de l’histoire par s’évaporer ce qui s’avère décevant et trop facile à mon goût, même si cela coïncide avec la direction prise par l’auteure. J’ai souffert et combattu avec ce personnage que j’ai beaucoup aimé suivre. Le personnage de Caleb, prince cadet et fier tueur de Sombre-Lune, était très intéressant grâce au lien qu’il semble entretenir avec la lune mais retombait trop souvent dans des schémas classiques, partagé entre ses convictions et sentiments pour une raison ici plus ou moins logique, mais virant trop rapidement du chaud au froid. Son développement était sans doute un peu trop maladroit pour adhérer totalement, surtout sur la durée. Et d’un point de vue plus général, le côté très manichéen et donc sans aucune nuance du tout crève les yeux avec beaucoup de méchants et de personnages qui s’en tiennent à un rôle bien précis – en l’occurence le mal est omniprésent. Difficile donc de ne pas se placer du côté de l’héroïne. La narration s’avère d’ailleurs multiple et empêchait les grosses surprise, rendant le récit très linéaire en plus de devoir encaisser les choses des chapitres avant Sioban.

Malgré certains de ses aspects, j’ai vraiment beaucoup apprécié lire ce premier tome qui aurait été sans doute meilleur s’il ne traînait pas un peu trop sur la longueur et se débarrassait de certains de ses aspects redondants ( comportement des personnages, redondances vers la fin etc. ) Il a pourtant été pour moi très difficile de m’arrêter et j’ai réellement adoré suivre Sioban. J’ai savouré chaque chapitre de cette histoire même si je dois bien avouer que quelques jours après la fin de cette lecture, la tension est plutôt retombée.

Note : 4 sur 5.

Accords Corrompus T1 de Kelly St Clare

Note : 3.5 sur 5.

Écrit par Kelly St Clare et publié chez les éditions Bookmark ( 2017 ).

Genre : young adult, fantasy.

Olina a 17 ans et est la Tatuma – la princesse – d’Osolis, un monde dominé par la chaleur. Elle porte un voile depuis sa naissance et personne, pas même elle, n’a jamais vu son visage. Alors qu’elle subit la tyrannie constante de sa mère et de son oncle, Olina reste une jeune femme forte, drôle et volontaire qui attend d’être reine pour changer les choses. Quand une délégation de Glacium – un monde fait de glace à l’opposé du sien – arrive en Osolis, Olina est forcée de remettre ses préjugés en question. Peu à peu, elle se lie d’amitié avec le prince de Glacium et quand celui-ci demande à voir son visage, tout le monde d’Olina va basculer…

— Vous savez, parfois, vous avez beau porter ce voile, je pourrais jurer que je sais exactement quelle expression vous faites en dessous.


DE FEU ET DE GLACE

J’ai beaucoup entendu parler de cette quadrulogie qui semble faire l’unanimité sur les divers blogs et sites concernant les livres. En même temps, cette fantasy young adult a clairement tout pour plaire : un univers intriguant, un contexte princier et surtout un secret entourant l’héroïne. À mes yeux, c’était un peu le trio gagnant et surtout un peu trop beau pour être vrai. Puis après tout pourquoi ne pas essayer ? Malheureusement, le mélange des éléments cités n’a à mon sens donné qu’un livre qui brûle d’une simplicité absurde, enchaînant le genre de choses qui me posent problème dans ce genre de lectures.

Olina vit dans un pays fait de chaleur et en est même l’héritière. C’est dans cet environnement qu’on la découvre tout comme l’auteure nous livre des explications sur les particularités de cet univers, du monde de la princesse qui s’oppose à un royaume fait de glace. J’ai trouvé cette initiative très bonne dans la mesure où les premières disparités changeaient un peu de ce dont j’avais l’habitude de voir. Les informations étaient donc bienvenues mais à l’inverse le développement presque absent. On est donc face à un univers qui repose sur deux mondes opposés mais le background de ceux-ci, indépendamment ou non de la situation politique, ne semble pas être l’une des préoccupations de l’auteure ce qui est bien dommage. L’histoire ne rattrape à mon sens pas la chose puisque le même problème est là. Ce premier tome repose effectivement sur le secret concernant le voile d’Olina qu’elle s’est vu obligé de porter dès la naissance. Problème, celui-ci est devinable dès les premières pages dans la mesure où l’auteure finit par nous délivrer la réponse la plus simple qui soit. Encore une fois, on repassera pour un développement en bonne et due forme.

J’ai également eu du mal à accrocher aux personnages jusqu’à en détester un qui reste au centre du récit. Le roi Jovan est imbuvable à souhait, un vrai macho au caractère violent – mais pas trop non plus voyons. Olina avait le mérite d’être un personnage déterminé et honnêtement, on ne peut que l’aimer quand on la met face à Jovan. Le fait est que je n’ai pas adhéré à la romance, pas non plus omniprésente certes, alors je n’en ai que moins aimé les passages où l’héroïne nous y confrontait, cela malgré un environnement susceptible de me plaire. L’auteure ajoute au fur et à mesure de nombreux personnages pas foncièrement intéressants mais qui comblent un peu les manques mais ne m’ont en rien débarrassé des moments agaçants du roi. En plus, celui-ci apporte un aspect très rude au roman qui propose une écriture – déjà assez simpliste on va pas se le cacher – remplie de vulgarité – on est dans de la fantasy tout de même ! – qu’il renforce justement et qui finit même par contaminer l’héroïne voulant se montre forte.

Le rythme n’est pas des plus accrocheurs même si l’histoire tient la route et cela surtout à cause d’un second tiers qui m’a donné envie d’abandonner. La mise en place était également assez longue avec une histoire et un schéma très classique dans le genre, tout particulièrement lorsque l’on y est habitué même si petit élément à la fin de la première partie qui déconcerte et renverse assez le tout. Heureusement, la suite est vraiment prenante et intéressante, corrigeant certains des aspects qui m’avait fait bouder le tout et effaçant surtout l’aspect trop introductif du reste.

Ce n’est donc pas avec un grand enthousiasme que je suis venue à bout de cette histoire qui n’est finalement pas aussi bonne que prévu voire encore moins bonne que ce que j’aurais, moi, prévu. Le tout se lit facilement et plaira sans doute aux personnes moins pointilleuses mais j’en cherche désormais plus dans une fantasy et le personnage du roi Jovan a apporté une forme d’agacement envers ma lecture qui n’a pas aidée.

Note : 3.5 sur 5.

Imitation

Note : 2.5 sur 5.

Composé de 12 épisodes de 60 mins et diffusé sur KBS2 ( 2021 ). Avec Jung Ji So, Lee Jun Young, Park Ji Yeon & Lee Yoo Jin .

Genre : musique, drame.

TRAILEROST

Yoon Song Ah travaille en tant que responsable marketing pour une marque de cosmétiques. Elle aime son travail et le fait avec vigueur. Son rêve est de lancer sa propre marque de cosmétiques. Pendant ce temps, Chae Hyun Seung travaille avec Song Ah en tant que responsable du marketing. Il est attiré par elle et tente de développer sa relation avec elle. Cependant, Song Ah repousse ses avances car elle ne voit pas les jeunes hommes comme des personnes de confiance. Seulement, il semblerait que ce ne soit pas l’unique raison.

Que tu tombes ou que tu t’écrases, quoi qu’il arrive, il suffit d’avoir ton partenaire pour te retenir.

You should love and be loved by someone. That’s the way to live.


MALADRESSES ET SUR MALADRESSES

Avec l’expansion toujours plus grande de la culture coréenne dans le monde entier, KBS2 en profite pour adapter sur les petits écrans un webtoon plutôt connu dépeignant le quotidien mouvementé d’idol. Ayant lu plusieurs chapitres du format d’origine mais surtout curieuse de voir comment le tout allait être tourné, je me suis dit que tenter un épisode ne coûtait rien et étrangement les autres ont vite été enchaînés malgré des problèmes assez flagrants !

L’héroïne est une trainee qui s’apprête à intégrer un trio qui s’apprêtait à faire ses débuts. Seulement, tout ne se passe pas comme prévu suite au décès de celle qu’elle se révèle être la remplaçante. Cette mise en place vise ainsi à mettre en avant les injustices se développant au sein de l’entreprise musicale coréen, cela non sans quelques clichés propre au genre du type triangle amoureux et j’en passe.

Malgré de très bonnes intentions, Imitation est maladroitement mis en avant, et cela dès les choix concernant l’héroïne. Ma Ha est trainee depuis des années et finit par atteindre le saint graal, à savoir intégrer un groupe, mais ne se démarque en rien des autres. À vrai dire, je dirais même que c’est le personnage qui s’apparente le moins à une idol comme l’industrie s’efforce d’en produire. Je ne me suis donc pas du tout attachée à elle, non pas car elle était détestable mais car le personnage ne colle en lui-même pas avec le drama dans son allure générale contrairement à ses deux collègues. Et c’était sans compter l’aspect low coast du drama qui ne fait que l’enfoncer avec une perruque, des vêtements et un maquillage absolument horribles. On lui donnait tout ce qu’il y avait de pire alors que c’est l’héroïne, même si certains personnages ne sont pas en reste non plus. En clair, ça empêche généralement de se projeter et de se laisser immerger totalement. Surtout que beaucoup d’autres personnages sont sous-estimés, notamment mes deux favoris La Mi Ra et Lee Eun Jo qui mine de rien parviennent haut la main à se démarquer. Niveau acting, ça semble assez moyen mais ça restait facilement regardable au vue de l’atmosphère du drama. Le gros casting d’idol est en réalité un bon point quand on sait que de plus en d’entre eux se révèlent très bon sur les petits écrans, notamment Chani qui n’apparaît pourtant qu’à de rares épisodes.

Monde de la musique oblige, on s’attend à une ribambelle de sons produits en l’occasion mais c’est tout l’inverse. Quelle soit intradiégétique ou non, je dois bien avouer que la musique est l’un des aspects qui m’a le moins marquée. Il n’y a que peu de performances et même si les divers artistes passent assez bien, j’ai trouvé difficile d’accrocher totalement, et encore une fois la réalisation est à remettre en cause. Tout est low coast à souhait et décrédibilise le drama qui n’est pourtant pas catastrophique, cela jusqu’en dans les costumes ou certains morceaux produits. Parfois le playback était si horrible que j’en rigolais. Et c’est bien le plus dommage quand on ressent toutes les bonnes intentions du dramas. J’ai d’ailleurs mine de rien appris plusieurs choses malgré le fait que cela fasse presque dix ans que je suis intéressée par les divers aspects de la culture coréenne. On a également des choses un peu plus classiques mais non moins importantes ou réelles. Sasaengs, paparazzis, remboursement des dettes.. Interdits sur interdits sont au coeur de la vie rose bonbon d’idol et le fait que le message soit délivré et soutenu par des acteurs de cette fameuse industrie est louable.

Est-ce que ça sauvera le creux dans l’histoire, le budget scandaleux et le rythme parfois instable du tout ? Absolument pas et ce n’est pas audiences ridicules en Corée qui prouveront le contraire. Imitation n’est pourtant pas un échec total et le dernier épisode en est la preuve en assemblant tout ce que le drama fait de mieux : de bons chanteurs, un adieu délivré au travers du plus beau son produit en l’occasion, tout ça accompagnant et clamant fièrement les non-dits de l’industrie. Mais l’emballage s’approche à certains moments de la catastrophe et fuir n’est peut-être pas la pire option, cela même si je ne regrette pas non plus de l’avoir finalement démarré.

Note : 2.5 sur 5.

La Faucheuse T1 de Neal Shusterman

Note : 4 sur 5.

Écrit par Neal Shusterman et publié chez les éditions Robert Laffont ( 2017 ).

Genre : young adult, dystopie.

Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

L’indifférence était un purgatoire gris. Une vaste plaine où régnait l’apathie. Mais il y avait pire lieu. Les ténèbres se faisant passer pour la lumière, par exemple. Un lieu bleu royal constellé de diamants scintillant comme des étoiles.


TUER OU MOURIR ?

Avec le temps, La Faucheuse est comme qui dirait devenu un classique de la littérature young adult et notamment du genre dystopique qui semble n’être de nos jours plus que l’ombre de lui même. Souvent curieuse mais jamais totalement certaine, croiser ce livre dans les rayons poche a eu raison de moi. Et je dois dire que je suis agréablement surprise en sachant que je n’arrivais pas du tout à anticiper de futures impressions possibles.

Avec ce monde où la mort prend des dimensions étranges, Neal Shusterman jouait gros et a vraiment su se montrer à la hauteur de la tâche malgré quelques points qui en désavantageront sûrement certains. Le schéma reste en réalité basique, centré sur l’apprentissage de Rowan et Citra jusqu’au jour fatidique. Le rythme du début est alors très lent mais l’histoire monte crescendo, sans que les parties avec le moins d’action ne soient déplaisantes dans la mesure où l’auteur semble définitivement savoir où creuser pour attirer l’attention et attiser la curiosité. L’univers est effectivement très développé et surtout expliqué – adieu la frustration de certaines séries littéraires. Chose étonnante, c’est avant tout la construction narrative qui y participe, très prenante et d’une utilité qui prend tout son sens.

On vogue après tout entre les points de vue de Citra et Rowan, dans leur vie de simples adolescents puis d’apprentis faucheurs. Certains chapitres sont également dédiés à de purs inconnus, qui prendront leur intérêt ou non dans la suite de l’histoire, des inconnus se retrouvant au coeur de massacres pratiqués par un groupe de faucheurs que l’on finira également par recroiser. Neal Shusterman offre ainsi beaucoup de perspectives qui offrent chacune leur pierre à l’édifice en apportant au lecteur des informations diverses voire opposées. Chaque chapitre est de plus entrecoupé par des feuilles de journaux, ceux de faucheurs bien précis, des récits ou réflexions qui amènent à des questions intéressantes et justes. On suit de ce fait bien des chemins empruntés et qu’est-ce que ça m’a plu !

Je suppose que l’on peut affirmer que tout cela fait partie du style de l’auteur, de parti pris qui n’ont pas toujours fait l’unanimité chez moi. Je trouve effectivement son écriture assez particulière, dépourvue de vocabulaire riche et donc de descriptions qui me paraissaient essentielles pour un univers qui mérite d’être visualisé. Je trouve également que les personnages auraient pu être mieux travaillés et tout particulièrement notre duo de héros, déjà dans les descriptions physiques mais également dans leur développement moral. J’ai eu l’impression qu’ils vivaient ou subissaient souvent l’action sans que leur caractère propre ne soit mis en valeur. Heureusement, ça arrive quand même vers la fin mais ça explique également pourquoi m’attacher à eux était compliqué alors même que j’aimais beaucoup les suivre. À l’inverse, j’ai tout de suite adhéré à Maître Faraday et Dame Curie puisque leur journal nous donnait indirectement accès à leur intériorité et à leur vécu, en cohérence d’ailleurs avec les personnages que l’on finit par découvrir.

Après un début classique, Neal Shusterman amène vers une seconde partie toujours plus entraînante. Et avec la fin plus qu’idéale à mes yeux, la suite risque d’être tellement intéressante, surtout concernant Rowan et Citra qui n’ont déjà plus rien de ce qu’ils étaient au tout début. j’ai vraiment hâte comment l’auteur va exploiter leur potentiel !

Note : 4 sur 5.