Gods of Men T1 de Barbara Kloss

Note : 4 sur 5.

Écrit par Barbara Kloss et publié chez les éditions Rivka ( 2020 ).

Genre : young adult, fantasy.

La magie est interdite dans les Cinq Provinces, et ceux qui en sont doués depuis la naissance sont pourchassés et tués. Sable ignore que sa musique renferme un pouvoir, jusqu’au jour où, à peine âgée de neuf ans, elle arrête par accident le cœur de sa petite sœur avec sa flûte, la tuant sur le coup. Atterrée par ce qu’elle a fait et craignant pour sa propre vie, elle s’enfuit loin de la juridiction provinciale, pour atterrir dans les Landes Sauvages, terre d’exilés et de brigands. Là, Sable se terre, sous le poids de la culpabilité, et survit en tant que guérisseuse. Jusqu’à ce que, dix ans plus tard, quelqu’un – ou quelque chose – la retrouve… et la traque sans merci.

C’était le calme avant la tempête, le moment où la terre, les arbres et le ciel retenaient leur souffle. […] C’était le moment où les dieux décidaient du destin des hommes.


QUAND LA MUSIQUE DEVIENT MAGIE

Découvert par hasard – les éditions reliées n’étaient pas encore réellement représentées en France – à sa sortie, Gods of Men m’avait tout particulièrement surprise avec un univers et une plume parfois complexe, qui avaient de quoi décontenancer au début jusqu’à finalement me charmer. La sortie tant attendue du second tome était alors le prétexte idéal pour enfin me le procurer en physique ainsi que de pouvoir le redécouvrir.

Jeric et Imari se font respectivement appelés Jos et Sable dans ce roman où les apparences sont souvent trompeuses. En toute honnêteté, l’histoire prend son temps pour démarrer et poser ses bases, les premières pages étant très loin d’être les plus intéressantes et dynamiques. J’ai même laissé de côté cette histoire pendant un petit moment lors de ma première lecture tant j’avais peur de ne pas rentrer dedans. Heureusement, j’ai persévéré et je ne suis ainsi pas passé à côté d’une histoire qui m’avait prise aux tripes et que je me retrouve à relire avec plaisir.

À mon sens, le rythme démarre réellement lorsque Sable et Jos se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes, une partie de l’intrigue qui offre des moments et une évolution très intéressante, tranchant à mon sens avec les clichés du genre. Ce sont donc bien ces deux personnages qui font la force du roman même si l’auteure semble avoir beaucoup misé sur l’univers dépeint – merci la jolie carte mise à disposition bien utile. Il est vrai que les informations sont parfois indigestes surtout côté politique – mais l’histoire n’en devient pas moins prenante. Car si l’enchaînement de points de vue inconnus déroute pas mal au début, on finit définitivement par comprendre l’utilité d’une telle narration. Il y a tout de même une forte présence de vocabulaire spécifique, qui n’est certes quasiment jamais expliqué de manière directe, mais on finit bien par s’y retrouver – et il faut bien admettre que de ne pas tout le temps se faire guider fait du bien parfois. Je note tout de même le fait que tout ce qui entoure le système magique reste flou mais le second tome va corriger ça donc rien de bien vilain. J’admets tout de même que cette lecture a été un tout petit peu moins bonne que dans mes souvenirs, la faute à une narration parfois complexe à suivre. Heureusement, Sable et Jos compensent le tout. On est de plus face à quelque chose d’assez mature que je ne pourrais directement comparer avec des sagas fantastiques qualifiée de young adult, tant ce qui a tendance à m’agacer n’apparaît pas ici.

Le tout n’est pas pour autant révolutionnaire dans le genre mais s’avère singulier à manière. De plus, en terme d’édition, j’aime tout particulièrement le format de ce livre qui en plus d’être relié est un peu plus petit que d’autres formats, ce qui le rend à la fois confortable et mignon.

Note : 4 sur 5.

Love and Other Words de Christina Lauren

Note : 3.5 sur 5.

Écrit par Christina Lauren et publié chez les éditions Hugo Roman ( 2019 ).

Genre : romance.

Macy, interne en pédiatrie, prépare son mariage avec un homme plus âgé qu’elle, aisé financièrement, tout en gardant ses distances. Lorsqu’elle tombe sur Elliotson premier et unique amour – la vie parfaite qu’elle avait construite commence à se craqueler. Jadis, Elliot était tout pour Macy. Son ami studieux et maladroit s’était transformé en l’homme auquel elle ouvrirait son coeur après le décès de sa mère… avant qu’il ne le brise le soir-même où il lui déclarait son amour.

Dix ans après leur rupture, le hasard réunit deux amours de jeunesse séparés pour de mystérieuses raisons. Le véritable amour ne disparaît jamais totalement des coeurs.

Je ne sais pas où cette conversation mène. À des aveux, et les aveux changent les choses. Les aveux intensifient les sentiments simplement parce qu’ils leur donnent plus d’espace pour se développer. Les aveux mènent à l’amour […].


L’AMITIÉ AU COEUR DE TOUT

Ma soeur avait repéré ce bouquin en supermarché pour nos vacances jusqu’à ce que je lui affirme qu’elle pourrait toujours trouver mieux ailleurs, notamment dans des endroits spécialisés dans les livres – oups. Un avis positif parmi les blogs que je suis et la prise de conscience soudaine de pouvoir retrouver des auteures découvertes récemment l’a ainsi transformé en ma propre lecture de vacancesdouble oups.

Love and Other Words, c’est avant tout une très belle histoire d’amitié que cette écriture à quatre mains nous permets d’approcher au travers d’une narration en deux temps. Au début et pendant un petit moment, j’étais très frustrée en constatant que les chapitres sur le passé avaient tendances à être plus longs que les autres, le traitement des temporalités n’étant pas fait à la même vitesse et réduisant le rythme du tout. Mais passé un certain cap et malgré quelques regrets tout de même, puisque j’avais vraiment envie d’un bon développement au niveau du présent, j’ai totalement adhéré à ce choix dans la mesure où l’amitié entre Eliot et Macy fait définitivement la force du roman en permettant justement au présent d’aussi bien fonctionner. J’ai beaucoup aimé ce duo, la relation qu’ils partagent depuis leur enfance et que l’on voit évoluer vers l’adolescence, celle de deux grands lecteurs ne souhaitant jamais trop s’éloigner du placard qui leur fait office de bibliothèque, lieu symbolisant alors leur propre monde, jamais trop éloigné de l’autre. 

C’était à mon sens très bien exploité. Malheureusement et à l’inverse, je n’ai pas particulièrement aimé la fin, non pas à cause du sujet abordé, d’ailleurs assez prévisible bien que décevant finalement, à propos duquel je m’étais au préalable et volontairement spoilé. Cette fin m’a sans doute trop sortie de l’ambiance qui avait été construit précédemment. Je pense qu’un choix plus original et percutant aurait aidé même si pour ma part, je lisais bien plus pour l’évolution du duo que pour connaître la réelle raison de leur séparation.

Il s’agit donc d’une très belle histoire même si je n’ai pas atteint la petite étincelle, cela pour la deuxième fois d’affilé avec ce duo d’auteur. Sans doute est-ce dû à la fin que j’aurais aimé un peu plus développée et en adhésion avec le réalisme forgé jusque là.

Note : 3.5 sur 5.

Académie Arbon T1 de Jaymin Eve & Tate James

Note : 3.5 sur 5.

Écrit par Jaymin Eve & Tate James et publié chez les éditions Bookmark ( 2021 ).

Genre : new adult, romance, dystopie.

Vous avez été choisie. Quatre mots qui vont changer la vie de Violet Spencer quand elle est sélectionnée pour être la « princesse élue ».

Arbon Academy est connue comme l’école des familles royales. Seuls les riches, les puissants et les héritiers de couronnes y ont accès… à l’exception d’une personne. Celle-ci est tirée au sort une fois tous les cinq ans et se voit offrir une bourse d’études. Mais Arbon Academy est bien plus qu’une simple fac pour futurs monarques. Et malgré tous ses efforts pour se fondre dans la masse, Violet devient rapidement un pion dans le combat entre deux puissants royaumes.

That’s why I’m pursuing you, my American princess. Because in a world of spoiled, desperate women, you’re the most real thing I’ve ever seen in my life


LE(S) PRINCE(S) ET LA PAUVRE

Départ de vacance exige une lecture cosy, un peu doudou et sans prise de tête. Mais ce n’est pourtant pas vers l’actuelle romance estivale que je me suis dirigée mais vers l’une des nouvelles et nombreuses parutions des éditions Bookmark qui m’interpellent de plus en plus. Ce ne semblait pas être son originalité qui allait faire briller Académie Arbon mais un peu de royauté dans une école très privée avec ses petits secrets, ça ne fait pas de mal, que ce soit à l’écran ou sur le papier.

On est ici face à une dystopie mise énormément au second plan à la manière de La Sélection qui privilégiait énormément la romance dans un environnement particulier comme c’est le cas ici. Il s’agit d’ailleurs de la même manière d’une guerre qui a ramené la royauté dans le monde entier – parce que c’est bien connu, notre époque actuelle fait de la merde. Bien que cet aspect ne soit pas particulièrement abordé, il s’avère en réalité bien plus intéressant que la postulat de base qui a tout de même su me maintenir en haleine assez contradictoirement. Il y a effectivement un point assez problématique dans ce roman selon moi qui a perturbée ma lecture et mon total épanouissement de lectrice, cela concernant l’énorme frustration du début à la fin à propos des choix de l’auteure liés à l’héroïne. En tant que lecteur, on a indirectement et rapidement conscience qu’Alex n’est pas le prince charmant – pour ne pas dire qu’il est un gros connard – cela contrairement à Violet qui laisse planer le doute on sait jamais malgré l’inévitable et va même jusqu’à se placer de son côté parce, je cite, « il est trop canon, ça a été le coup de foudre blablabla ». Sauf que si c’est un processus qui m’a semblé tout au long du roman nécessaire afin d’en arriver jusqu’à où l’auteure voulait précisément nous guider, elle prend l’héroïne et le lecteur un peu pour des cons, surtout que l’on nous coupe en plein milieu de l’arrivée du action sans que ça passe pour un possible cliffhanger.

Donc j’ai détesté Alex en ayant conscience que c’était normal mais pas tout à fait, ce qui était un peu bizarre. Heureusement que Raf est là pour faire pencher la balance, bien plus intriguant en étant souvent sur la défensive et cohérent contrairement à Violet qui sans être particulièrement mauvaise ne l’est en rien. Elle dit vouloir se faire discrète sauf qu’elle bave littéralement sur le premier élève qui lui fait les yeux doux et miracle – attendez non du coup -, celui-ci est un héritier à la couronne. Elle n’a pourtant rien d’une fille fragile et on a réellement envie qu’elle nous le montre jusqu’au bout, chose qui sera sans aucun doute plus visible dans le prochain tome. Heureusement, les deux jumeaux et plus proches amis que l’héroïne se fait sont vraiment géniaux.

Ce premier tome a beaucoup de potentiel à l’image de son addictivité, ce qui aide à faire passer plus facilement les choses moins abouties. Mais d’après ce que j’ai compris, l’auteure semble tout particulièrement apprécier les triangles amoureux, cela même si le tout premier a clairement foiré. De quoi repousser un peu plus ma lecture du second tome même si je ne la louperai en aucun cas puisque les choses intéressantes semblent réellement faire surface.

Note : 3.5 sur 5.

The Bone Season T2 de Samantha Shannon

Note : 3.5 sur 5.

Écrit par Samantha Shannon et publié chez les éditions De Saxus ( 2021 ).

Genre : young adult, dystopie, science-fiction.

Découvrez mon avis sur le
premier tome !

Paige Mahoney s’est échappée de la colonie pénitentiaire de Sheol I, mais ses problèmes ne font que commencer : beaucoup de survivants sont portés disparus et elle est la personne la plus recherchée de Londres …

Alors que Scion pointe son œil qui voit tout sur la marcherêve, les Seigneurs-mimes et les Reines-mimes des gangs de la ville sont invités à une rare réunion de l’Assemblée des Anormaux. Jaxon Hall et ses Sept Sceaux se préparent à occuper le devant de la scène, mais il y a de profondes dissensions au sein de la communauté des clairvoyants et de sombres secrets à chaque coin de rue. De leur côté, les terribles rephaïm commencent à ramper hors de l’ombre.

 — Quand l’amour se termine, vous dites que la flamme s’est éteinte. […] Pour les réphaïms, une flamme met longtemps à prendre. Mais lorsqu’elle brule, elle ne peut plus disparaître.


LA PHALÈNE NOIRE

Après l’agréable découverte que fut le début de cette saga assez singulière, il ne m’en a pas fallut plus pour trépigner d’impatience à l’idée de tenir ce sublime second tome dans les mains qui annonçait l’exploration d’un « nouvel environnement » et donc des personnages ou lieux qui y étaient liés. Pas de chance, si le premier tiers du roman tient sa promesse, il met de côté tout ce qui faisait le charme de l’histoire jusque là, à savoir l’intrigue entourant les réphaïmsn afin de mettre en avant la pègre d’une manière assez longue, tardant ainsi à mêler les deux intrigues qui fonctionnent pourtant bien mieux parallèlement que séparément.

Manque de bol pour L’Ordre des Mimes, c’est ennuyée par sa première centaine de pages, voire plus, je me suis naturellement dirigée vers une autre lecture afin de souffler un peu mais surtout de pouvoir lire quelque chose en continu. Le premier tiers est effectivement loin de ce qui était proposé dans le premier tome puisque Paige retrouve la pègre qui est toute aussi problématique que son voyage passé à Sheol I. Le rôle et quotidien des Sept Sceaux est ainsi mis en avant mais les allers-retours de l’héroïne m’ont clairement fait grincé des dents alors que le tout aurait facilement pu être résumé. Il y a donc clairement un partie pris de souligner le fait que la pègre et tout ce qui entoure les réphaïms restent distincts, bien que Paige soit l’élément pouvant joindre les deux. Résultat, le premier tiers ne fait que de rares allusions aux vilains du livre, et donc au gouverneur Arcturus qui étaient pourtant au centre du premier volume. De quoi réellement dérouter bien que cela permette de reprendre son souffle quant aux informations colossales du premier tome. Les deux parties qui suivent ont heureusement été dévorées dans la même journée tant on retrouvait ce que j’aimais dans cette histoire. Fini la vadrouille de Paige dans les rues de Londres à la recherche de telle chose ou en en fuyant une autre. On rentre dans le vif du sujet et mon dieu que ça fait du bien parce qu’un tome entier sur le rythme du premier tiers, vide d’action donc, m’aurait clairement poussé à l’abandon et je me doute d’ailleurs de la déception que ça laissera à beaucoup.

Au-delà de la construction du récit, je note la facilité avec laquelle il est aisé de se replonger dans cet univers particulièrement complexe, puisque détenant ses propres règles mais surtout son propre vocabulaire. La plume de l’auteure est toujours aussi agréable à suivre, tout comme certains de ses personnages, et ses nombreux teasings sur les réseaux annoncent du lourd pour la suite bien que je sois particulièrement attristée par le fait que l’on rattrape la parution originale qui mine de rien est assez longue. Mais c’est après tout un plutôt bon signe, n’est-ce pas ?

Note : 3.5 sur 5.

L’Anti-lune de miel de Christina Lauren

Note : 3.5 sur 5.

Écrit par Christina Lauren et publié chez les éditions Hugo Roman ( 2020 ).

Genre : romance.

Olive Torres s’est habituée à être la jumelle malchanceuse : elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa soeur Ami, au contraire, incarne l’éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l’intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d’Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré)…. Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d’une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle. 

Individuellement, Ethan et moi sommes des personnes plus intelligentes que la moyenne, alors pourquoi sommes-nous si stupides ensemble ?


UNE LUNE DE MIEL DÉCALÉE

En pleine lecture d’un roman penché vers la dystopie, je me suis retrouvée à bouder ma lecture qui n’était pas aussi bonne que prévue. Résultat, la découverte d’un article sur L’anti-lune de miel, cette romance qui ne m’avait jamais interpelléeje fais partie de ces gens qui ont un problème avec le mariage – m’est apparu comme l’excuse idéale pour évacuer mon envie de bouder. Je dois dire que les divers élémentsle faux mariage, l’ennemis to lovers, le thème des apparences ont rendu cette lecture piquante et un brin divertissante.

Olive et Ethan se connaissent depuis trois ans et se détestent depuis le tout début – bon quasiment -, une dualité qui ne pouvait qu’être soulignée le jour du mariage de leur frère et soeur respectif. Une intoxication générale le jour de la cérémonie et c’est dans un avion low cost qu’ils se retrouvent à bénéficier des avantages de la lune de miel des nouveaux mariés, pour le meilleur et pour le pire.

La chance – ou la malchance selon le point de vue – se retrouve au coeur de cette histoire qui mise donc sur des situations particulièrement décalées. Je dois dire que ça a bien fini par me barber par moment jusqu’à me faire rouler des yeux, moi qui m’accrochait au moindre élément réaliste de l’histoire – j’aime bien me figurer que oui ça aurait pu se passer alors que pas du tout. Heureusement, pile au moment où je me disais que la lune de miel commençait à être un peu longuette à suivre – alors même que les auteurs se débrouillent très bien pour apporter du rythme – on retourne le temps d’un quart du bouquin dans le monde « réel » pour mon plus grand bonheur. Ça permet de découvrir Ethan et Olive sous de nouveaux contours et de s’attacher bien plus à eux. Leurs interactions sont particulièrement enflammées – pas dans le sens auquel vous pensez, oui je vous vois – et rendent le tout très dynamique.

C’est donc efficace, rapide et la version poche me semble être un indispensable pour l’été même si après quelques jours de recul je perçois clairement le fait que l’on soit loin de quelque chose de mémorable, surtout dans l’assemblage des éléments. J’ai ainsi passé un très bon moment avec cette romance qui changeait de ce que je pouvais lire habituellement dans le genre.

Note : 3.5 sur 5.

My Hero Academia – saison 2

Note : 4.5 sur 5.

MENTION COUP DE ♡


Composée de 25 épisodes de 24 mins et diffusée sur MBS ( 2017 ).

Genre : action, fantastique.

Disponible sur ADN !

TRAILERENDINGS

Nous retrouvons Izuku et ses camarades suite à l’attaque de l’Alliance des super-vilains.

A peine remis de leurs émotions, les élèves de la seconde A vont devoir se préparer pour un évènement phare du lycée Yuei : le grand championnat sportif annuel. Cet évènement, réputé dans le monde entier, est l’occasion rêvée pour les participants de se faire remarquer par les agences de Super-Héros. Qui sortira donc vainqueur de ce championnat ?

If you wanna stop this, then stand up ! Because I’ve got one thing to say to you. Never forget who you want to become.

If you feel yourself hitting up against your limit, remember for what cause you clench your fists ! Remember why you started down this path, and let that memory carry you beyond your limit.


UNE SUITE QUI VISE TOUJOURS PLUS HAUT

Si la première saison, bien que très réussie, avait eu tendance à faire office d’introduction, cette suite rentre rapidement dans le vif du sujet avec des arcs scénaristiques qui font sans conteste partie de mes favoris. En effet, cette seconde saison de My Hero Academia a l’avantage de mêler action et sentiments d’une très belle manière, ne laissant présager que du bon pour la suite.
 
Dans la précédente saison, les élèves de la classe de la seconde A ainsi que leurs professeurs sortaient victorieux d’une attaque contre l’Alliance des super-vilains, rencontrant de ce fait une partie des antagonistes de l’histoire. Nous retrouvons Izuku et les autres lors du grand festival du sport de Yuhei qui a même été jusqu’à surpasser les jeux olympiques en termes de popularité.
 
Cette saison commence donc avec un tournoi interclasses qui a de quoi impressionner. Les épreuves et les combats s’enchainent, apportant dès le début ce que j’avais pu reprocher à une grande partie de la première saison : de l’adrénaline. Ces premiers épisodes permettent de découvrir toujours plus des personnages tels que Shoto ou encore Tenya et bien d’autres, renforçant l’importance des personnages secondaires. On découvre leur raison d’être le numéro un, ce qui rajoute encore beaucoup de diversité au récit. De plus, ce championnat permet de mettre en avant les autres classes et filières, ne se focalisant pas uniquement sur les protagonistes. On en apprend bien plus sur Shoto qui est mon personnage favoris – rien d’étonnant lorsque l’on voit sa place dans les classements – et dont l’histoire est vraiment bien développée. Sa froideur n’est en réalité que le prix d’une éducation où on l’a formaté pour qu’il devienne le meilleur super-héros, dévoilant indirectement l’une des nombreuses « faiblesses » d’un tel monde. Izuku également envoie du lourd et se démarque très bien des autres, notamment grâce à son intelligence. Puis le combat entre ces deux-là envoie clairement du lourd, rythmé grâce aux révélations sur le passé de Shoto et la détermination d’Izuku souhaitant rendre son mentor fier.
 
Les deux arcs suivants, concernant un stage auprès de super-héros ainsi qu’un nouvel antagoniste nommé Stain, permettent de garder le rythme avec une intrigue qui m’a énormément plu. Sans trop vous en dévoiler, le personnage de Stain surnommé « Le Tueur de Héros » – rien que ça – est plus un anti-héros qu’un vilain. Il était particulièrement intéressant dans sa manière d’agir ainsi que dans la volonté qu’il affiche. L’arc qui lui est dédié apporte quelque chose de nouveau, présente un univers qui n’est autre que le reflet de notre société, avec ses dysfonctionnements et ses propres faiblesses. Le statut de héros n’est pas aussi idéal qu’on le pense, des règles ayant été établies. L’alliance faite entre Shoto et Izuku m’a fortement plu, illustrant parfaitement l’évolution des deux. Izuku est clairement un personnage qui évolue au fil des péripéties et bien que d’autres personnages se démarquent, il réussit à rester très attachant. Il apprend de chaque situation et mérite réellement son rôle de 9ème détenteur du One for All, un titre qui risque de lui valoir pas mal de soucis dans la prochaine saison si vous voulez mon avis.
 
À part son addictivité qui m’aura fait passé une nuit blanche et dérégler mon rythme de sommeil, je n’ai rien à reprocher à cette saison qui c’est révélée tellement plus passionnante que la précédente. Elle introduit de nouveaux éléments et nous laisse avec une intrigue et des méchants qui prennent une plus grande ampleur, de quoi me ravir pour la suite.

Note : 4.5 sur 5.